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En collaboration avec l'agence d'architecture Fabre / de Marien et Nicolas Dapremont . / ABSTRACT

The project site is currently made up of 2 distinct parts, which are divided by a poplar hedge the whole-length.

The prairie, which is part of the Aubiers housing accommodation, is an urbanized site, in view of the fact that it is accessible by everyone and established social practice is developed.

The wild land, which includes the recently disused railway, is a non-urbanized site.

Recovering the wild land would reposition the Aubiers in the town and would create links between zones, which have been isolated up to now.t de la suite, la salle de bain.
 
   
/ CONCEPT

The concept is based on 2 strategies originating from the working methods applied to the prairie and the wild land.

RE-QUALIFICATION OF THE PRAIRIE /

We are setting up specific location and analysis in order to respect the existing area in the prairie. The Aubiers area is made up of sensitive housing accommodation, as is the case in most European cities. But on a closer look it is obvious that it is made up of well-defined zones and uses. The re-qualification of the prairie takes into account the areas that work well and those that may need redevelopment.

NEW APPROPRIATION OF THE WILD LAND- SYSTEM IDENTIFICATION /

The wild land can be addressed more easily since it isn’t accessible. Its shape and the sensations that it provokes guide its appropriation process.

The project consists of 3 fundamental points resulting from this analysis.

Link up the prairie and the wild land. Create a vis-à-vis in the Aubiers housing accomodation, which presently faces the back of a factory, by implanting housing accommodation on the opposite fringe of the study site which as a result will spread into the factory district, continuing right up to the boulevards.

Conserve an unconstructed space in the center, unifier of the new area, linked to the agglomeration by the TCSP and on which the future equipment will be located.

The founding principle is to recreate an island heart oversized on the perimeter where the 2 housing accommodations face and which link it to the town.

The question was how to unite the area around this available space whilst sharing it with the rest of the town.
The aim is to encourage the juxtaposition of the individual scale – intimate- to that of the town- the public. It is by setting-up a space appropriation system that we can fuse the proprietary and general interest.
 
 
 
/ APPROCHE CONCEPTUELLE:

LA PRAIRIE REQUALIFIEE - IDENTIFICATION D’UN SYSTEME /

La prairie est en premier lieu indissociable de l’ensemble de logements des Aubiers créé par Arsène-Henry dans les années 1960, illustré par la formule « la nature dans la ville, la ville dans la nature ».

Conserver impérativement la prairie aux pieds des immeubles / maintenir les voies et le stationnement automobiles afin d’en permettre aisément l’accès. »

La prairie est composée de plusieurs zones aux limites franches ou diffuses :

Le terrain de bicross / clôturé, fonctionne parfaitement bien, faisant l’objet de compétition nationale. Il est réservé aux licenciés.

Nous proposons de créer une annexe sur le terrain disponible au Nord accessible au plus grand nombre qui pourra éventuellement évoluer vers le circuit professionnel.

La ferme enfantine / clôturée, elle fonctionne bien, mais souffre de son manque d’accessibilité.

La rendre plus accessible, faire déborder ses activités sur l’ensemble du site : balade en poneys, réutilisation du fumier pour les jardins, etc.

Le sous-bois / espace ombragé planté de grande qualité.

À préserver en l’état.

Le terrain de foot / fonctionne mais peu entretenu.

À revaloriser.

Le ruisseau / le site, anciennement marécageux, est drainé par un réseau de ruisseaux et de bassins de rétention. Le ruisseau permet l’irrigation des jardins potagers, combiné à l’allée de peupliers il engendre un microclimat rafraîchissant l’été.

Nous conservons le ruisseau pour toutes ces raisons.

Les peupliers / coupent le site en deux parties distinctes, sont en fin de vie.

A supprimer.

Les Potagers / La mairie de Bordeaux a permis la création d’environ 70 jardins potagers de part et d’autre du ruisseau, à l’Ouest de la prairie. L’espace public a été divisé en parcelles de taille relativement identique, sur une base orthogonale. Clôturées, équipées d’un cabanon en bois et d’une arrivée d’eau, les parcelles sont données en concession - jouissance temporaire d’un espace public - à l’usager qui souhaite s’en occuper. Tous les potagers sont actuellement utilisés, il semblerait que la mairie souhaite les étendre.

DEAMBULATION ET CONTACT /

les potagers représentent un espace agricole dense dans lequel on évolue par de petites allées et venelles. L’espace réellement public y est réduit à de minces circulations délimitées par les clôtures qui sont déjà le reflet du jardin qu’elles protègent par la diversité des matériaux qui les recouvrent. Ce système de circulation invite à la déambulation et venant de la prairie que l’on parcours librement impose un rythme plus lent. La promiscuité favorise les contacts, les concessionnaires ouvrent leur jardinet, le contact se crée d’emblé.

ACTIVITES /

les potagers sont en tout premier lieu un espace réduit d’exploitation de la terre afin d’y produire quelconque culture. Le concessionnaire y développe librement son activité qui va du potager stricto sensu au jardin d’agrément et de détente. La juxtaposition des différentes appropriations des parcelles engendre un univers pittoresque et vivant lié au monde agricole. Chaque parcelle offre la créativité et la diversité de la(les) personne(s) qui s’en occupe. Chaque parcelle est unique et évolue en permanence.

CONCESSION /

le système d’attribution par concession implique directement l’usager et permet un rapport actif de l’espace public.

     
 

/ LE POTAGER COMME SYSTÈME :

Nous proposons de généraliser à tout le site ce mode d’appropriation particulier de l’espace public - la concession - et de fédérer le quartier autour d’une activité commune, le jardinage.

SYSTEME /

Une trame orthogonale virtuelle dont la base est le module potager permet d’envisager la couverture de l’ensemble de l’espace public. L’affectation des parcelles peut être enrichie par des activités liées à l’ensemble du site et de la ville : coopérative, ferme type, etc.

La nouvelle appropriation du territoire se fait par un système simple de concession de jardinets de plaisance ou potagers. Le système est amené à recouvrir la totalité du site hors zones préservées. Il consiste en l’attribution d’un lopin de terre de 100 m2 clôturé (le module potager), équipé d’un cabanon comprenant un système individuel de récupération des eaux de pluie et un éclairage alimenté par un panneau solaire positionné en toiture. Les concessionnaires sont les habitants des Aubiers, des nouveaux habitants d’en face - les nouveaux logements - mais aussi des habitants du centre-ville.

La régularité structure l’espace, la modularité l’anime

LE POTAGER /

Image sublimée du monde agricole.

le potager est un espace envié par une majorité de citoyens européens.

le jardinage et le bricolage qu’il permet sont les deux occupations favorite d’une grande majorité.

sa taille le rend accessible au plus grand nombre.

l’activité concrète de planter et récolter valorise l’individu, engendre la fierté de la faire partager.

il permet l’apprentissage d’une activité, le partage du savoir faire.

c’est aussi un lieu de détente, de repos, de pique-nique.

par son activité il rapproche les individus, l’échange de techniques, du matériel.

il a une vocation pédagogique, l’échange d’un savoir accessible à tous.

il est un retour aux sources: produire sa nourriture, une sensibilisation au développement durable : récupération de l’eau, utilisation du fumier de la ferme...

L’urbanité que nous proposons est celle de la mise en commun des logements et des jardins qui leurs sont habituellement attenants.

La mise en commun et la participation sont les valeurs fondamentales de notre proposition.

Il ne s’agit pas d’un parc urbain. Ce n’est pas la reproduction de tel ou tel milieu naturel mis en scène. C’est le lieu d’une activité agricole vivante et changeante qui se laisse découvrir et partager.

L’espace urbain que nous proposons est véritablement celui de l’individu qui le créé et le valorise.

Il met l’individu au centre du dispositif.

C’est le processus d’appropriation de l’espace disponible qui créé l’urbanité.

C’est la volonté individuelle qui crée l’urbanité.

C’est un espace plus long à mettre en œuvre qu’un espace urbain livré par la communauté urbaine et dont on ne connaît pas la date d’aboutissement.

Ce lieu est pour nous l’opportunité d’un espace public en devenir / en opposition à un aménagement urbain défini et livré tel quel.

La dimension de liberté et de flou de plus en plus rare en milieu urbain limite les initiatives individuelles.

Le rapport de l’usager avec sa ville n’est alors plus le même.

La question de la responsabilité de l’usager en rapport avec la valeur que nous donnons aux espaces, qui abouti à la détérioration d’espaces mal entretenus, est une question centrale des grands ensembles de logements européens.

La voie d’un espace public participatif - qui inverse le processus de création de l’espace public – peut rendre les choses plus lisibles et les améliorer.

     
 

/ LA FRICHE COMME SUPPORT:

La friche est demeurée jusqu’à aujourd’hui inaccessible au public car encore récemment exploitée. C’est un large terrain qui se découvre à la dérobée côté Est et qui s’ouvre plus largement côté Ouest depuis que le pont de Cracovie a été démoli. Elle se présente sous la forme d’une vaste étendue plane occupée par le réseau des rails et envahie de mauvaises herbes. C’est le lieu des arrières : les arrières d’usine, derrière les peupliers.

La friche est un espace en plus que l’on redécouvre dans la ville. Elle est le lieu de tous les possibles.

La friche accessible au public n’est par définition plus une friche.

Nous souhaitons en conserver la dimension de liberté d’appropriation et de découverte.

LIBERTE /

Cette liberté est conditionnée par des bases et par un règlement commun à mettre en place en amont par la communauté urbaine. Le système mis en place au départ permet concrètement une couverture progressive du site qui peut s’étaler dans le temps et s’adapter facilement à de nouvelles fonctions : une certaine urbanité participative pour un espace public inédit.

ENCLAVE /

Le nouvel espace public conserve un accès resserré à l’Est, à travers un sous-bois conservé. L’ouverture à l’Ouest, plus large pour permettre l’accès à la Halle, se resserre également, notamment par la position de la future extension du CTBA. Nous souhaitons conserver cette position privilégiée de cœur d’îlot qui d’une part préserve les logements qui donne dessus et d’autre part préserve le site de l’intrusion de la voiture. Les circulations automobiles se font en périphérie, le futur TCSP passe au milieu du site, dans un environnement naturel. Les circulations Nord-Sud ne sont que piétonnes, au gré des parcours dans la prairie et les potagers.

LA HALLE /

La halle est un équipement polyvalent ouvert sur ses quatre côtés, accessible par tout le monde à n’importe quel moment de la journée. Elle illustre une certaine forme de liberté (liberté d’appropriation de l’espace, liberté des activités, liberté des parcours) qui caractérise notre proposition. Elle est un exemple pertinent de construction bois (CTBA) et de démarche en faveur du respect de l’environnement (récupération des eaux de pluie, système de brumisateur cf. peupliers, panneaux photovoltaïques, etc.) Elle est le lieu d’un marché, d’un concert, d’une foire, etc.

LOGEMENTS /

Les logements créés sont en vis à vis des Aubiers, sur la frange du site occupé par les potagers. Ils cernent le cœur d’îlot. Ils sont amenés dans le temps à se propager dans les usines SAFT jusqu’aux boulevards. Leur système constructif est simple: poteau poutre lamellé collé de bois intégrant des modules habitables du studio au T5. Largement décollés du sol, ils permettent un accès direct aux potagers et à la prairie ainsi que des espaces de stationnement automobiles. En continuité des usines SAFT, ils permettent une connexion visuelle sur l’espace central. Ils sont l’amorce d’une propagation future dans les usines reconverties.

SAFT /

Les usines de la SAFT sont destinées à devenir un quartier de logements dans la continuité de ceux créés en marge du site. Le plan des usines s’organise déjà autour d’un réseau de voiries, de places, de rond-point qu’il nous semble intéressant à conserver. Il est prévu la transformation des usines en logements. Leur système constructif rationnel, décomposé en travées, l’éclairage zénithal par des sheds, les grands volumes peuvent accueillir un autre type de logement. Le système constructif proposé pour les nouveaux logements peut facilement venir se propager dans ce quartier d’usines tout en respectant son caractère initial industriel. Il nous semble en effet plus intéressant de venir juxtaposer un autre système sur le quartier existant, afin de proposer un autre type de logements et une programmation d’une nature différente de celle proposée sur le site : ateliers d’artistes, espaces culturels,etc.

     
 

/ PROGRAMME:

CONSERVATION ET VALORISATION DES ACTIVITES OU DES SITES EXISTANTS /

le terrain de bicross / le terrain de foot / la ferme enfantine / le sous bois / la prairie.

PROGRAMMES NOUVEAUX /

> l’espace central :

support de l’appropriation progressive de l’espace public par les habitants - du quartier ou du reste de la ville - à travers le système de concession développé plus haut. Creusé de la proposition, l’espace central combine l’échelle de l’intime – cœur d’îlot – à celle de l’agglomération.

> Les logements :

les logements neufs

L’ensemble de logements des Aubiers se retrouve seul face à lui-même dans un environnement déconnecté du reste de la ville. Les logements que nous créons constituent en premier lieu un vis-à-vis indispensable aux Aubiers dans la logique d’un développement du quartier autour d’un espace non-construit. Face à l’architecture rationaliste, imposante par ses dimensions et compacte de l’ensemble de logements des Aubiers, nous proposons une autre forme de logements :

- des typologies de logements variées pour répondre à une demande plus large afin d’introduire plus de mixité de la population dans le quartier à venir : les logements sont basés sur un module - 24 m2 – à partir duquel, une fois empilé ou superposé avec d’autres, il est permis de varier les types, du studio en location pour étudiant – 1 module – à la maison de ville / T5 en accession pour une famille de 4 à 5 personnes – 5 modules.

- des logements disposés autour de terrasses communes et comprenant de larges balcons privatifs qui fonctionnent comme des pièces supplémentaires la plupart de l’année afin de répondre à l’ envie d’espaces en plus. Ces espaces extérieurs comprennent des pergolas supports de végétations, des filets d’ombrage, etc. Un ensemble de logements moins compact et moins haut. Perchés sur de hauts pilotis, les logements sont décollés du sol pour permettre le stationnement automobile, les accès par des escaliers et un contact direct des espaces naturels jusque sous les bâtiments. Cette surélévation combinée au système de boîtes empilées des logements engendre des percées visuelles sur l’ensemble, du rez-de-chaussée au r+4. La hauteur de logements varie de 12 à 18 mètres.

les logements dans les usines

À la première opération de logement neufs en marge du site qui préservent l’espace central de toute construction, fait suite une réhabilitation des usines SAFT. Le système constructif utilisé pour les logements neufs peut facilement se propager dans les grands volumes disponibles. Les logements peuvent proposer un habitat de type loft qui correspond à une demande prisée et propose encore une autre typologie. Certaines usines, par le sentiment de liberté qu’elles inspirent – cf. la friche – peuvent accueillir des lieux de création, des associations, etc.

> La halle :

La halle est un équipement public. Elle comprend aussi l’arrêt du TCSP. C’est un lieu très ouvert qui est en adéquation avec son environnement proche : accessible à tout le monde à n’importe quelle heure du jour comme de la nuit, elle est un lieu disponible sans affectation particulière. C’est une vraie halle, simple et belle. Elle est au centre du dispositif d’échange et de partage qui caractérise notre proposition. Elle en est le lieu de convergences, où les choses peuvent être exposées, montrées, partagées, etc. La halle est reliée au reste de la ville par le TCSP, par son accès automobile Ouest proche du parking, par la nouvelle voie en périphérie du site d’étude distribuant les nouveaux logements et de toutes parts à pied. Elle devient alors lieu de marché, de concerts de musique, de foire, etc. La halle n’est pas un objet posé là comme elle le serait 500 mètres plus loin. Elle est intimement liée aux activités qui se développent autour d’elle, elle en est le réceptacle, tantôt manège à chevaux, tantôt marché biologique. C’est un lieu qui a vocation à vivre au quotidien et pas seulement certains jours; elle est aussi destinée à accueillir les habitants de l’ensemble de l’agglomération à travers des manifestations culturelles, associatives ou sportives.

> Le TCSP :

Le transport en commun franchi le site d’Est en Ouest le long du ruisseau pour s’arrêter sous la halle. Son cheminement n’est pas démarqué par rapport au sol naturel et ne marque pas de rupture, seuls les rails sont visibles.

     
 

/ PARTIS TECHNIQUES ET CONSTRUCTIFS :

LES LOGEMENTS /

À la variété des espaces conçus correspond un système structurel du type mécano qui utilise essentiellement le bois: structure primaire poteau-poutre en lamellé de bois et ossature secondaire des appartements en panneaux bois autoporteurs. La disposition en quinconce des logements permet une aération naturelle de toutes les pièces. Le système de fondations ponctuelles correspondant aux pilotis nous semble plus cohérant dans cette zone de mauvais sol.

LA HALLE /

Tout autant que les logements neufs, la halle, toute proche du CTBA, se doit d’être une démonstration particulièrement pertinente de l’utilisation du bois dans la construction. Par sa forme, elle évoque un tressage géant recouvert d’une couverture qui alterne panneaux pleins et vitrages. Ces derniers sont équipés de cellules photovoltaïques qui permettent l’alimentation électrique des éclairages et de ceux des potagers. Les piliers qui reprennent la couverture dirigent l’eau de pluie vers une citerne enterrée qui en permet la récupération pour l’arrosage, le nettoyage de matériel, l’alimentation de brumatiseurs, etc.

La halle ainsi que le bloc technique qui l’accompagne est accessible par la voie nouvellement créée au Sud par tout type de éhicule ; son sol est en matériau naturel stabilisé.